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Parti Socialiste - Fédération de la Moselle - 57

Hôpital : la position de la CFDT

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Publié le mardi 10 février 2009. Version imprimable de cet article Version imprimable
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Vous retrouverez ci-dessous la postion de la CFDT Santé Sociaux de la Moselle. Merci à Evelyne Thomas-Gasser, secrétaire générale, et Hubert Leininger, secrétaire général adjoint, de leur participation au débat.

Nous ne pouvons faire l’impasse sur les évènements de fin d’année qui ont défrayé la chronique et mis en cause l’hôpital public.

La médiatisation excessive pose question certes, mais la CFDT santé sociaux s’insurge et condamne le caractère indécent de certains propos tenus.

Quel manque de respect pour les familles touchées par ces drames, pour les infirmières malheureusement marquées à vie et quelle pression sur les personnels hospitaliers.

Les errements de l’hôpital public, depuis des années, ne peuvent et ne remettront pas en cause le professionnalisme des personnels hospitaliers.

Concernant les financements de l’activité hospitalière, problème récurrent s’il en est, force est de constater que les modifications survenues n’ont jamais résolus les difficultés budgétaires des établissements.

D’abord, le prix de journée est inflationniste, ensuite le budget global pénalise les établissements avec une forte activité et maintenant la T2A (toujours pas d’évaluation depuis sa mise en place) avec la convergence des tarifs public/privé sans tenir compte des spécificités de l’hôpital public, et le réajustement du coût des actes dans les GHS (groupes homogènes de séjours) amène son lot d’inégalités de traitement.

Le législateur a instauré un système de financement scandaleux où l’hôpital est toujours perdant et finalement acculé à un état de déficit permanent obligeant à des restructurations drastiques qui n’ont aucun objectif de santé publique.

En fait on restructure à la hache le système d’hospitalisation et ceci sans la moindre préoccupation du besoin de santé de la population ; on pousse les établissements publics à se faire Hara Kiri.

La situation budgétaire des gros établissements est sensible. Le ministère doit-il brandir le spectre de la réduction des effectifs ? Totalement incohérent dans le contexte actuel mais aussi en total contradiction avec les augmentations d’activités.

Alors, allons nous, un jour, trouver le bon mode de financement ou peut-être, tout simplement avoir un arbre qui cache la forêt.

Il est à noter que suite à cette logique financière, les directions de nombreux établissements, quasiment tous en déficit, recherchent un équilibre budgétaire au travers d’économies réalisées sur le budget des personnels et qui plus est principalement non médical. L’ajustement de la masse salariale sert à combler les déficits des établissements.

Nous voulons à la CFDT éviter que les Hôpitaux soient gérés comme des entreprises de soins, gestion qui à court terme engendrerait une dégradations des conditions de travail pour les personnels, aurait une incidence sur l’attractivité de ces établissements et surtout une baisse de la qualité des soins. L’usager et le personnel doivent être les acteurs principaux du débat sur l’hôpital.

L’hôpital public est malade et ce depuis longtemps.

- malade de son manque de dialogue social (un exemple récent avec la mobilité entre le public et le privé qui a donné lieu à la signature d’un accord cadre sans la moindre consultation des OS)
- malade de son inadéquation entre l’organisation médicale et paramédicale,
- malade de ses modes de managements (GRH et GPEC quasi inexistante),
- malade de la non définition du rôle et des missions de ses cadres de santé ainsi que de leur formation,
- malade de son absentéisme grandissant( suite logique de la dégradations des conditions de travail).

Pour la CFDT il est urgent de repenser l’organisation du temps de travail et surtout des effectifs

Nous exigeons de la part des directions un management plus humain, plus en réalité avec le terrain et non une vision technocrate du chiffre et de la rentabilité. Il ne faut pas oublier que les personnels sont au centre du dispositif : ce sont eux qui vont assurer une offre de soin de qualité.

L’hôpital est également malade du manque d’évaluation et de suivi des enveloppes des protocoles successifs. L’exemple le plus flagrant est : « les plans Urgences » De nombreuses créations de postes (médecins IDE, PARM), malgré cela les problèmes subsistent. Cela devait amener à se poser les bonnes questions ? Mais non.

Il est enfin malade des corporatismes et des lobbyings générant le statu quo.

Sans doute est il trop difficile de traiter l’ensemble de ces dysfonctionnements, alors il faut trouver un bouc émissaire : la réduction du temps de travail (RTT) ?

La CFDT santé sociaux, s’était engagée sur la réduction du temps de travail et souhaitait, avant sa mise en place, réfléchir sur les organisations du travail. Nous attendons encore. La poursuite de son démantèlement avec le projet de décret de dé contingentement des heures supplémentaires est de fait inacceptable.

La CFDT santé-sociaux fera abstraction des dernières révélations sur les rémunérations des praticiens hospitaliers, lesquelles, ne sont pas sans poser de question sur l’impuissance de certains directeurs d’établissements face au corps médical. Dans ce marasme, ce sont les personnels hospitaliers qui sont pénalisés.

Alors faut-il des emplois supplémentaires ? Pour la CFDT santé sociaux, la réponse est oui. Nous ne pouvons accepter les saupoudrages qui ne changent rien, ne résolvent rien, ne font qu’exaspérer les professionnels et génèrent des désillusions.

Nous devons également nous inquiéter sur toutes les restructurations en cours dans notre région et surtout des périodes intermédiaires….. Création de groupements de coordination sanitaire qui permettent de mutualiser des moyens et d’exercer en commun une activité.

La CFDT Santé-Sociaux n’est pas persuadée que le projet de loi « HPST » apportera des réponses à ces questions et elle le regrette. En outre une loi n’est intéressante que par ce qui ne s’y trouve pas : ici en l’occurrence les personnels.

Si le choix politique se confirme, il ne sera pas sans conséquences sur l’activité hospitalière et à terme sur l’état de santé de la population donc sur les comptes sociaux.

Les effets sur la prise en charge et les dégradations de la qualité des soins seront durables.



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