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Dans une récente Lettre ouverte, largement reprise par les médias, Jean-Louis Masson invite certains députés et tous les sénateurs mosellans à voter contre la réforme de la Constitution proposée par le Gouvernement de Nicolas Sarkozy au Congrès, réuni à partir de lundi à Versailles.
Qu’il ne s’inquiète pas pour les sénateurs Gisèle Printz, Jean-Pierre Masseret et moi-même, pas plus d’ailleurs que pour les députés Aurélie Filippetti et Michel Liebgott : nous voterons contre cette réforme. Pas pour faire pression sur le Ministre de la Défense mais simplement parce qu’elle est mauvaise pour la République française.
Pour ce qui est des restructurations militaires, nous n’avons pas attendu son invitation pour nous mobiliser auprès des populations et des élus concernés. Nous avons été plusieurs à manifester, à Bitche comme à Metz, afin de montrer toute l’importance que nous attachions à ce sujet.
Jean-Louis Masson parle des députés de Bitche et de Dieuze, Messieurs Lett et Marty, qu’il souhaite voir manifester leur mécontentement contre les restructurations militaires en refusant de voter la réforme de la constitution. Il a la mémoire sélective, oubliant opportunément ses amis députés UMP Marie-Jo Zimmermann, Denis Jacquat, François Grosdidier et Jean-Marie Demange. Les agglomérations de Metz et Thionville vont aussi souffrir de ces restructurations. Dominique Gros et Bertrand Mertz se sont mobilisés, dès leurs élections respectives, pour défendre les unités implantées dans leur agglomération.
Comme Jean-Louis Masson nous regrettons l’attitude sectaire et schizophrène de certains élus UMP qui, au garde-à-vous, votent les réformes à Paris mais les dénoncent dans leurs circonscriptions ! A commencer par « Le Grand Muet » Philippe Leroy : après avoir défendu dans de discrets cénacles parisiens quelques régiments, il s’apprête à voir plusieurs milliers de personnes quitter la Moselle sans réagir.
Jean-Marc Todeschini