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Je souhaite apporter quelques précisions concernant la question de la navette reliant Metz et Nancy à la Gare de Louvigny, afin de mettre un terme aux insinuations que je peux lire ici ou là régulièrement.
En 2007, pour faciliter l’arrivée du TGV en Lorraine, le Conseil Régional a accepté que les navettes TER desservant l’Aéroport depuis Metz et Nancy marquent un arrêt à la Gare TGV intérimaire de Louvigny.
Rien n’obligeait le Conseil Régional à le faire et il a toujours été clair que cette solution temporaire devait permettre à la SNCF de prendre le relais. La SNCF le savait et en était informée dès le départ. La convention par laquelle la Région finançait cette navette arrivait en effet à échéance le 29 février 2012. Le Conseil Régional a pris soin de le rappeler à la SNCF dès le mois de juillet 2011.
La SNCF n’a pour autant rien fait pour prendre le relais et assumer ses obligations en matière de transport de voyageurs, préférant laisser traîner la situation au détriment des usagers. Cette attitude est d’autant plus regrettable que nous savons qu’en Picardie, elle prend à sa charge les navettes reliant la Gare TGV Haute-Picardie aux deux villes d’Amiens et de Saint Quentin.
Dès lors, le Conseil Régional a demandé que la Lorraine bénéficie du même traitement qu’en Picardie, considérant qu’il n’y a aucune raison pour que ce qui existe dans une région ne soit pas possible dans une autre.
Dans un article de presse du 25 avril, les responsables de la SNCF ont indiqué que la situation de la Picardie résultait d’une exception historique, la SNCF ayant imposé l’emplacement de la Gare TGV Haute Picardie. Argument caduque puisque la Gare TGV provisoire a été installée à Louvigny sur décision des services de l’Etat dont ceux de la SNCF – c’est d’ailleurs ce que j’ai rappelé par courrier à la Direction de la SNCF.
Dans cette affaire, le Conseil Régional a joué son rôle en défendant les intérêts de la Lorraine et des Lorrains. Le Conseil Régional, pas plus que les Conseils Généraux ou toute autre Collectivité, n’a à financer ce service. C’est à la SNCF d’en assurer la charge.
Aujourd’hui, je considère que cette polémique est close puisque la SNCF a remis les navettes en service – et je m’en réjouis. Ce bras de fer aura finalement porté ses fruits même si je pense que l’interruption du service aurait pu être évitée si la SNCF avait préparé la transition plus tôt.
Je retiendrai une chose : cette affaire a donné une preuve supplémentaire de la pertinence de la Gare d’interconnexion de Vandières. Avec cette gare, il sera en effet possible de se rendre à la Gare TGV en utilisant le TER.
C’est le principe de l’interconnexion qui permettra à tous les Lorrains ainsi qu’aux Luxembourgeois de prendre le Métrolor pour accéder facilement au TGV et rejoindre les grandes villes de province.
C’est cela que le Conseil Régional défend depuis toujours avec les Conseils Généraux des Vosges, de Meuse et de Meurthe-et-Moselle.