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La direction d’ArcelorMittal pratique décidément une procession d’Echternach absolument inacceptable pour les salariés d’ArcelorMittal, pour leurs représentants syndicaux et pour les élus des territoires, qui demandent depuis plusieurs semaines la reprise de la filière liquide à Hayange et des lignes d’étamage à Florange.
Au sortir de la réunion hier en sous-préfecture de Thionville avec la direction locale d’ArcelorMittal et les pouvoirs publics, après de longues et difficiles discussions, un protocole d’accord avait pourtant été trouvé pour garantir qu’aucun licenciement et un maintien des capacités de production serait assuré jusqu’au 31 mars 2013, terme de la convention d’APLD.
Or, en début d’après-midi, coup de théâtre, il était confirmé que la direction d’ArcelorMittal revenait sur cet engagement avec pour conséquence directe et légitime la non validation de l’accord par les quatre organisations syndicales réunies autour de la table des négociations (CFDT – CFE/CGC – CGT et FO).
Ces dernières, dans un esprit de responsabilité à saluer, ont néanmoins décidé de lever le piquet de grève jusqu’à la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire d’ores et déjà prévue lundi après-midi. A cette occasion, elles décideront de la suite à donner à ce que l’on peut qualifier de nouvel affront.
Le comportement du groupe ArcelorMittal tend quant à lui et plus que jamais à l’irresponsabilité. Tout ceci montre au demeurant l’incapacité de l’Etat, au-delà des paroles du Président de la République, à faire infléchir la stratégie d’ArcelorMittal qui cherche à gagner du temps et qui n’entend nullement suivre des quelconques contreparties.
Député-maire de Fameck,
Président du groupe d’études sidérurgie à l’Assemblée Nationale.